Vos choix de citations ou de moments

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Ce sujet a 36 réponses, 11 participants et a été mis à jour par  Maureen G. 19, il y a 11 mois et 3 semaines.

  • Auteur
    Messages
  • #194

    lvighieradmin
    Admin bbPress

    Vous pouvez partager ici des citations ou des moments/épisodes du livre. N’oubliez pas d’indiquer le chapitre, si possible la page.

    Par ailleurs vous êtes invité.e.s à expliquer votre choix.

    N’hésitez pas à poser des questions à vos camarades sur leur choix ou à dire ce que vous en pensez.

  • #217

    lvighieradmin
    Admin bbPress

    Bonjour à tous,

    Avez-vous relevé des passages ou des citations intéressant(e)s ? Lesquel(le)s ?

    • #225

      Nicolas P.78
      Participant

      Oui, j’avoue que le passage de la page 80 à 83 m’intrigue beaucoup, le personnage de Barboni est très intéressant, il pourrai même devenir un personnage centrale du livre.

      • #227

        lvighieradmin
        Admin bbPress

        Pourquoi selon toi est-il un personnage central ?

        • #231

          Nicolas P.78
          Participant

          Selon moi Barboni est un personnage centrale car le titre du chapitre 2 est lié à cet action de fin de chapitre, de plus il a parle beaucoup dans le livre.

          • #238

            lvighieradmin
            Admin bbPress

            Que symbolise le personnage, selon toi ?

            • #245

              Nicolas P.78
              Participant

              Pour moi ce personnage représente la folie de la guerre.

          • #241

            Nicolas P.78
            Participant

            De plus cette action fait comprendre aux hommes que même quand la guerre s’arrête pendant un moment, l’horreur que celle-ci provoque peut pousser quelqu’un à faire quelque chose d’horrible.

  • #234

    Maureen G. 19
    Participant

    Pour ma part, j’ai beaucoup aimé un ensemble de phrases situés à la page 48 :  » Je garde la tête baissée. Je ne veux pas qu’ils me voient. Je ne veux pas leur laisser voir ce que sera leur visage épuisé. Je suis le vieillard de la guerre. »
    Ces quatre phrases m’ont vraiment marquées car Jules nous explique enfin pourquoi il marche tête baissé, car il ne veut leur montrer l’étendue de l’horreur de cette guerre. Il ne veut pas qu’ils prennent peur. Pourtant, une question me reste… Pourquoi ? Pourquoi ne choisit-il pas au contraire de leur montrer l’horreur pour qu’ils soient prêt ? Je dois bien avouer que là, je ne comprends pas tout…

    • #246

      lvighieradmin
      Admin bbPress

      Questionnement tout à fait judicieux. Peut-être obtiendras-tu une réponse plus tard.

      • #249

        Maureen G. 19
        Participant

        Ah, ile me tarde de voir. 🙂

      • #273

        @cyrilmistrorigo
        Admin bbPress

        Comment qualifierais-tu sa réaction à ce moment-là ?

        • #309

          Maureen G. 19
          Participant

          Je dirais qu’il est presque honteux, non ?

  • #236

    Romane M. 78
    Participant

    J’ai relevé une citation p.107, qui selon moi, est très significative et nous informe sur la vision de la guerre par l’auteur, la voici : « Fusils cassés, cadavres, planches de bois, fils de barbelés, nous foulons les excréments de la guerre. »

    • #250

      lvighieradmin
      Admin bbPress

      Oui, quel procédé est ici utilisé ? Quelle vision donne-t-il de la guerre ? Pense au cours d’histoire : à quoi s’oppose cette vision de la guerre ?

  • #264

    Romane M. 78
    Participant

    Les procédés utilisés sont l’énumération et la métaphore « excréments ». Cela donne une image très négative, qui dresse un portrait péjoratif de la guerre, qui selon moi, ne peut avoir de portrait mélioratif. On a ici, les constats, les résultats de la guerre.

    • #271

      lvighieradmin
      Admin bbPress

      Justement, vous l’avez probablement évoqué en histoire (ou vous le ferez) : quel type de publication donne une image « avantageuse » de la guerre ?

  • #268

    lvighieradmin
    Admin bbPress

    Je trouve que la dernière citation du chapitre II « Tu es la face joufflue de la vie » que dit Jules à la prostituée est intéressante mais péjoratif pour la femme. Je pense qu’il compare la vie à la guerre et cette femme à de la nourriture. A la guerre il manque de nourriture et ses joues se sont sûrement creusées. Pour lui, cette femme l’a « nourrit » car elle est pour lui ce qui lui redonne « gout » à la vie(la guerre).

    • #276

      lvighieradmin
      Admin bbPress

      Intéressant. Sans aller jusqu’à la comparer à de la nourriture, elle représente pour lui un regain de vie.

  • #274

    Romane M. 78
    Participant

    En effet… nous l’avons étudié récemment, la propagande permet de donner la meilleure image possible, de la « chose » ou la personne que nous voulons mettre en valeur.

    • #280

      lvighieradmin
      Admin bbPress

      Tout à fait. La description que tu as citée te semble pouvoir jouer quel rôle, par rapport à la propagande ?

  • #287

    Justine J. 19
    Participant

    J’ai trouvé que les paroles du médecin au début du chapitre 1 étaient plutôt touchantes : « Je mets des pancements à des morts et j’empute les vivants. […] Je me demande bien quel visage a le monstre qui est là-haut, qui se fait appeler Dieu, et combien de doigts il a à chaque main pour pouvoir compter autant de morts. Je mets des garrots sur les membres et des bouts de bois entre les dents. Mais les mains informes de Dieu, avec leurs milliers de doigts, ont encore envie de compter. ». Selon moi, c’est un passage à retenir car les pensées d’un médecin qui doit « sauver » des soldats et très interessant. Il voit tellement d’horreur qu’il en est à remettre en question la bienveillance de Dieu et l’accuse de toutes ces morts.

    • #294

      lvighieradmin
      Admin bbPress

      Je t’invite à relever les moments où il est question de dieu/Dieu. Cela poursuivra ta réflexion sur le sujet.

      • #303

        Justine J. 19
        Participant

        Dieu est provoqué une seconde fois par la prière de Barboni. En effet, dans le chapitre 2, Borboni appelle Dieu afin qu’Il voit son crime : le meurtre du jeune prisonnier allemand et veut lui faire passer un message de revendication, il ne veut plus obéir.

        • #310

          lvighieradmin
          Admin bbPress

          Oui, tout à fait. Tu trouveras une expression intéressante à la p. 98…

  • #289

    Romane M. 78
    Participant

    Justement, il s’agit d’un portrait péjoratif de la guerre, donc l’opposé de la propagande… je ne comprends pas bien votre question en parlant de « rôle…

    • #299

      lvighieradmin
      Admin bbPress

      Je t’invite à opposer la vision de la guerre dans ce récit et la vision de la guerre dans la propagande.

  • #315

    Emma A. 78
    Participant

    Pour ma part, le passage qui m’a le plus touché c’est le passage de Marius dans le chapitre 3 page 113 «  je me suis tourné vers lui il a repris sa course de lièvre. Je vais tuer l’homme cochon et faire de ce champs de bataille un orphelin Je vais tuer l’homme cochon et la guerre sera finie. »

    Ces phrases nous expliquent pourquoi le chapitre 3 s’appelle « l’homme cochon ». En quelques lignes nous arrivons à deceler la haine de Marius pour l homme cochon. Pour lui, la guerre sera réèlement finie lorsqu’il aura retrouvé cette bête et qu il pourra enfin venger son ami Boris.

    • #316

      lvighieradmin
      Admin bbPress

      Bien. Tu établis un lien entre l’homme-cochon et la guerre. De quelle nature est ce lien ? Peux-tu citer le texte ?

  • #318

    Emma A. 78
    Participant

    Le lien entre l’homme cochon et la guerre. C’est que c’est un encien soldat. On ne sais pas si c’est un soldat français ou allemand. Chapitre 1 page 40 le médecin parle à Marius sur ce cries «  on dit que c’est un soldat, aliéner lors d’une attaque , qui n’a jamais retrouvé ses lignes et qui erre en nous insultant, nous qui n’avons jamais rien fait pour essayer de le retrouver. Personne ne peut dire si c’est un allemand ou un français »

  • #319

    lvighieradmin
    Admin bbPress

    Le passage que j’ai trouvé le plus lourd de sens dans ces premiers chapitres est celui de la mort du Lieutenant Rénier dans le chapitre II p.68 : « Et c’est comme ça que j’ai su qu’il était mort. Je me suis dit que, vivant, il n’aurait jamais fait une telle grimace. […] la mort lui avait refusé son masque paisible. Qu’elle s’était ri de lui ».

    Ce passage décrit pour moi le côté sadique de la mort qui prend les soldats comme des jouets. Elle est ici personnifiée et me fait penser à un enfant, car je ne trouve pas cela très mature de sa part de faire mourir le Lieutenant en lui faisant faire une grimace. Le lieutenant Rénier est une personne calme et réfléchie et à mon sens il ne méritait pas une mort aussi ridicule.

  • #321

    Liséane S. 78
    Participant

    J’ai relevé une citation, à la page 99, à la fin du discours de Boris. Celui ci dit à Marius: « L’essentiel est de ne pas crever sans personne pour te fermer les yeux ». Ce fut une partie de sa justification sur le fait d’avoir prit le risque d’accompagner ce dernier.Je trouve ces mots très émouvants car ils symbolisent en quelque sorte l’humanité que Boris n’a pas perdu. Après toutes les difficultés surmontées, il sait encore se montrer emphatique envers son camarade, protecteur également lorsqu’il pourrait se cacher, fuir la mort qui traque les combattants, courageux pour cela, bienveillant et touchant. Je perçoit cela comme une très belle leçon de vie.

  • #322

    lvighieradmin
    Admin bbPress

    Quelle phrase ultérieure fait écho à celle-ci ?

  • #355

    lvighieradmin
    Admin bbPress

     » Ils savent maintenant que je suis les mains de la terre et qu’ils ne mourront pas sans que je leur donne un visage. » (p. 182) Dans cette citation la terre pour laquelle ils se battent, celle qui aspire les cadavres, celle qui est retournée par les obus, devient le visage des morts. Et Jule devient l’homme de la terre, celui qui laisse s’exprimer les soldats après la mort, en sculptant leur tête devant les villages. Il prend la terre, car c’est a elle que les soldats on prier pour la dernière fois. On trouve :  » Ils glissent à la terre leurs derniers mots… Je les entends.  » (p. 121) Et  » […] j’ai recommandé les âmes de Messard, Castellac, Dermoncourt et Barboni à la terre.  » (p. 138)

  • #361

    Maureen G. 19
    Participant

    Un passage en particulier m’a marqué. Je relève : « Il a souri, il a pris le casque que lui tendait Ripoll et, délicatement, le lui a replacé sur la tête. » Cette phrase que nous trouvons à la page 134 et qui nous vient tout droit de l’esprit de Castellac m’a particulièrement marqué car nous voyons bien ici que malgré sa folie, Barboni garde une part de sympathie, de fraternité. Il décide en effet de rendre son casque à Ripoll qui, lui choisit de se sacrifier pour le sauver. Mais nous comprenons aisément que Barboni refuse, et ceux car c’est ça décision. J’ai l’impression qu’il veut dire : « Non, j’ai choisi de jeter mon casque, et je refuse que tu te sacrifie pour moi. J’ai fait mon choix, et je l’assumerais même si cela doit me couter la vie. Ne te sacrifie pas pour moi. Si je dois mourir ainsi, je mourrais. C’est mon choix. » Nous voyons ici que malgré tout, il reste une part d’âme en Barboni, il reste en lui une part d’humanité malgré sa folie. C’est pour ces raisons que j’ai choisit ce passage pour vous le partager.

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