Représentation de la guerre

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Ce sujet a 17 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  Maureen G. 19, il y a 11 mois et 3 semaines.

  • Auteur
    Messages
  • #196

    lvighieradmin
    Admin bbPress

    Comment la guerre est-elle représentée dans Cris ?

  • #216

    @cyrilmistrorigo
    Admin bbPress

    N’hésitez pas à évoquer d’autres oeuvres que vous connaissez, si vous en avez besoin.

  • #218

    @cyrilmistrorigo
    Admin bbPress

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  • #224

    Maureen G. 19
    Participant

    Dans cette oeuvre, la guerre est considérée comme une abomination et bien que nous sachions tous qu’elle en est une, je m’en rends enfin pleinement compte dans ce livre. Je viens à peine de finir le chapitre I mais je me sens déjà pleinement concernée, comme si je le vivais.

    • #239

      @cyrilmistrorigo
      Admin bbPress

      Bonsoir Maureen,
      Qu’est-ce qui dans ce livre précisément, te donne l’impression de vivre la guerre ?

  • #247

    Maureen G. 19
    Participant

    Bonsoir Monsieur Mistrorigo,
    Ce qui me donne l’impression de vivre ce livre et la forme d’écriture. L’auteur a choisit d’écrire avec le pronom « je » et cela nous donne réellement l’impression que ces dires viennent de nous. De plus, le langage familier employé par moment nous met à l’aise et nous incite -selon moi- à nous assimiler aux personnes. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de me sentir gênée… À cause des émotions que ça transmet ? Je ne sais pas. Je sais simplement que ce livre me met mal à l’aise, en quelques sortes, sans vraiment que je ne puisse expliquer cela.

  • #253

    @cyrilmistrorigo
    Admin bbPress

    C’est l’une des vertus de l’utilisation de « je ». Il accentue l’identification avec les personnages.

    • #277

      Nicolas P.78
      Participant

      Selon moi dans ce récit la guerre est décrite comme une chose horrible, ceux qui en sortent sont épuisés, sales, en mauvais état et ceux qui y sont, sont poussés à tuer dans gens.
      Elles les rend violents et presque sans âme quand ils partent

  • #278

    @cyrilmistrorigo
    Admin bbPress

    Tu parles de soldats sans âme et c’est très intéressant. Qu’est-ce qui te pousse à penser ça ?

    • #286

      Nicolas P.78
      Participant

      Deux choses me font penser cela.
      La première est l’acte horrible de Barboni envers un jeune allemand, il le tue de sang froid.
      La deuxième, c’est quand la relève de la garde a lieu, le regard des soldats et vides, sans émotions, sans chaleurs.
      La guerre à modifié les personnes, elles leurs a retirée tout ce qui les rendaient humain.

      • #297

        @cyrilmistrorigo
        Admin bbPress

        Très bien. As-tu des citations précises ?

        • #304

          Nicolas P.78
          Participant

          Oui: « Et ce geste monstrueux est une malédiction qui le souillera à jamais ».
          « Une grappe d’homme épuisés qui marche lentement. La tête basse. Sans parler. »

  • #284

    Romane M. 78
    Participant

    En cours de français, nous avons parlé du terme « déshumanisé », cela peut, peu-être aider à comprendre l’état dans lequel sont les soldats.

    • #296

      @cyrilmistrorigo
      Admin bbPress

      Effectivement. Et dans le texte, précisément, pourquoi peut-on parler d’une vraie déshumanisation ?

  • #311

    Inès D. 78
    Participant

    Je trouve que la façon dont est représentée la guerre est intéressante. Le livre ne nous expose pas les dégâts physiques ou même matériels, mais bien l’état psychologique dans lequel se retrouve les soldats après avoir vécu de telles horreurs. On entre dans la tête de plusieurs personnages différents, soldats, médecin, lieutenant et on étudie les pensées et les points de vue de chacun. Ce roman nous permet de mieux comprendre la guerre, mais d’un point de vue psychologique. On se rend mieux compte de l’impact qu’a la guerre sur les hommes et à quel point cette expérience peut changer une personne et la traumatiser à jamais.

  • #354

    lvighieradmin
    Admin bbPress

    La guerre dans ce livre, c’est toujours la même chose : les nouveaux arrivent et laissent partir les vieux soldats, s’ils sont encore en vie, et refondent la tranchée, vont subir une grand attaque et perdre des hommes et du terrain, ou en faire une est reprendre leur terrain… Moi c’est mon impression comme si la guerre ne va pas s’arrêter. Ce livre ne peut avoir de suite, car elle serait pareille sauf que se serra l’histoire de nouveaux hommes.

  • #362

    Maureen G. 19
    Participant

    Je viens de regarder « Il faut sauver le soldat Ryan » et j’ai trouver de nombreuses similitudes avec Cris. Je ne sais pas si je suis la seule a visualiser ce film mais pour ma part, j’ai reconnu Cris à de nombreux moments. Les deux oeuvres nous montres une autre vision de la guerre. Pour ma part, avant de découvrir ces deux oeuvres je connaissais la guerre, mais pas de l’intérieur. Mais depuis que nous étudions Cris, je me suis mis a voir la guerre différemment, à la voir sous un oeil nouveau, sous l’oeil du soldat, du souffrant, du fou. Je ne sais pas vraiment comment exprimer ce que je ressens, mais il est clair que tout cela ne me laisse pas indifférente. Soudainement, je me sens bien stupide d’avoir négliger le point de vu des soldats. C’est là l’essence même de la guerre. Malheureusement, nous ne pouvons pas vraiment nous rendre compte de l’étendu de l’horreur si l’on nous en parle simplement et rapidement en cours. C’est là que je remercie nos chers professeurs pour nous avoir « imposé » de travailler sur ce genre d’oeuvre. Entre Cris, Un sac de billes et Il faut sauver le soldat Ryan, je ne peux être plus au courant des conditions des personnes durant la guerre. Comment est-ce possible qu’encore à notre époque nous ignorions autant la condition des soldats ? C’est pour cela — le manque d’informations RÉELLES (livres, textes, films, oeuvres…) — que je me prends une telle claque en étudiant ses oeuvres. je me rends alors compte que malgré nos cours, nous devons attendre que de merveilleux professeurs nous imposent des oeuvres pour réaliser l’horreur qu’ils ont vécu. Peut-être grossis-je un peu les traits, mais l’idée est là : nous ne sommes pas assez informé par des oeuvres de types lettres, films, livres, ou autre. Ainsi, je conclus ceci par dire que quoi qu’il en soit, ces oeuvres m’ont ouverts les yeux sur de nombreuses choses que j’ignorais. Et bien que je ne vois plus la guerre de la même manière maintenant, je suis heureuse d’avoir appris comment vivez les soldats, ce qu’ils voyaient, ce qu’ils enduraient.

    Alors vraiment, un grand MERCI.

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